Game of Thrones : les meilleurs personnages de la série [TOP]

Targaryen, Stark, Lannister, Baratheon, Martell, Greyjoy ou encore Tyrell : qui sont les meilleurs personnages de la série ? Notre réponse.
Un univers féodal impitoyable, des dragons cracheurs de feu, des revenants congelés, des morts (presque) imprévisibles, des trahisons politiques, des romances familiales, un trône de fer que tout le monde convoite, un générique tonitruant, mais aussi des personnages parmi les plus mémorables du petit écran : après dix années de rebondissements, notre classement des meilleurs personnages de Game of Thrones.
Mentions honorables :
- Sansa Stark
- Peter « Littlefinger » Baelish
- Margaery Tyrell
- Bronn
- Ned Stark
10. Brienne de Tarth

Dans ce paysage de luttes et trahisons permanentes où la plupart fantasme la couronne, ils sont quelques-uns à n’avoir que faire des jeux de pouvoir. Un peu moins à ne rêver que d’intégrer la Garde Royale, et rien d’autre, comme la preuve d’une fidélité hors norme et la revendication d’une forme de chevalerie auquel plus personne ne croit vraiment. Un peu moins encore à être des femmes. Autant dire que Brienne de Tarth occupe, seule, le terme de cette soustraction, elle qui porte ses serments comme une armure plus lourde et plus vraie que l’acier, servant des morts et des causes perdues quand le royaume a fait de la parole donnée une monnaie dévaluée. Et lorsque Jaime Lannister pose enfin son épée sur ses épaules, l’adoubement s’inverse : la chevalerie, plus qu’elle, retrouve là une raison d’avoir existé.
9. Daenerys Targaryen

Première de toute cette bande d’enfants traumatisés par le jeu des trônes à fricoter avec le fantastique et mue par un double objectif affriolant (sa conquête de Westeros se superpose au désir de rétablir l’honneur de sa famille), Daenerys Targaryen partage avec Game of Thrones sa métamorphose tragique : après s’être prêtée à l’exercice politique, la « Khaleesi » renonce aux mots par amour de la pyrotechnie, parfois exprimé de façon insensée, quitte à contredire l’ordre et la raison. Son tempérament de feu, mis à profit dans un monde d’hommes et de traditions moyenâgeuses, fait son humanité autant qu’elle l’amène à embrasser un destin commun à ses ancêtres (visible dans House of the Dragon), détruisant le carcan de la princesse blondinette pour devenir une dirigeante tristement digne de son nom.
8. Oberyn Martell

Tout droit débarqué de Dorne, région la plus chaude de Westeros, le prince Oberyn Martell fait immédiatement grimper la température de la capitale avec sa sensualité à toute épreuve et ses projets de vengeance. Car si « la Vipère Rouge » justifie d’abord sa venue par son intention d’intégrer le Conseil restreint, celle de faire payer les responsables du meurtre de sa sœur éclipse rapidement la première. Le procès de Tyrion Lannister lui en fournit l’opportunité ultime : Oberyn se porte garant de l’accusé afin d’affronter ses ennemis (Gregor Clegane et son maître, Tywin Lannister) par voie légale, dernier acte de bravoure avant un bain de sang (le sien) épouvantable qui rend son apparition d’autant plus mémorable qu’elle semblait amener un peu d’équité en ces lieux pourris par l’orgueil et le pouvoir.
7. Tywin Lannister

Sa seule prestance en fait l’un des hommes les plus redoutés du continent. Son intellect de stratège et sa maîtrise totale des rouages politiques en font le véritable régisseur. Capable de faire reculer n’importe lequel des braves combattants de Game of Thrones, clouant le bec à son abominable petit-fils (qui porte la couronne) lors d’une scène jouissive, Tywin Lannister est de ceux qui font et défont, responsable notable du sac de Port-Réal (menant à l’union de son nom avec la royauté) et à l’origine des parcours tumultueux de ses enfants. Le charisme écrasant de Charles Dance n’est pas étranger à son succès, puisque l’acteur anglais s’empare de chacune des séquences et laisse le reste s’écraser autour de lui, la tête baissée. Le grand politicien du show.
6. Arya Stark

Enfant, la petite Stark refusait déjà les robes de princesse, trop encombrantes pour batailler avec ses frères dans la cour de Winterfell. Rien d’étonnant, alors, de la voir fuir les convenances de la capitale royale pour tracer sa propre route, déguisée en garçon ou en apprentie assassin, pour mieux rayer les noms de sa liste personnelle où figurent ceux qui ont eu le déshonneur de s’en prendre à sa famille. Arya profite de cet éventail de masques et de personnalités pour forger la sienne, par l’expérience de ses combats, les traumatismes endurés et une rancœur exponentielle. Sa complicité avec Sandor Clegane constitue un arc enthousiasmant de Game of Thrones, où la jeune Stark doit se résoudre à contrecœur à ravaler sa haine pour survivre.
5. Sandor « le Limier » Clegane

Le visage balafré et les grimaces de Sandor Clegane vont à merveille avec sa mauvaise humeur invariable. Si ce dangereux guerrier affiche un ton si peu aimable, c’est qu’il trimballe avec lui une rancune profonde envers son grand frère, Gregor dit « la Montagne », qu’il s’est juré de trucider avant de mourir. À la différence de ce dernier, géant sadique transformé en zombie, Sandor n’est violent que lorsqu’on lui impose de l’être – il lui en faut toutefois peu pour l’agacer – et peut faire preuve de bonté, subtilement, notamment aux côtés des sœurs Stark. Son tandem avec Arya, drôlement dynamique, est d’ailleurs décisif pour les deux protagonistes : à mesure que la gamine gagne en expérience, le Limier gagne prodigieusement en empathie.
4. Jon Snow

Garant d’une certaine noblesse héritée de son père adoptif, agissant invariablement avec honneur et altruisme, fédérant naturellement ceux qui l’entourent, menant les batailles les plus violentes et désespérées de la série : s’il est un héros dans cette épopée qui aiment à les trucider, c’est bien Jon Snow. Mais Jon Snow ne veut pas être un héros, court encore moins après la couronne (de Châteaunoir, du Nord ou même de Westeros), et c’est bien ce qui fait le charme du Bâtard de Winterfell, lequel ajoute à un curriculum déjà saupoudré de prophétie et de résurrection une ligne romantique dont il paie chaque fois le prix fort. Aimer, chez lui, revient à perdre, ou à porter le fer contre l’être aimé au nom d’un devoir qu’il n’a jamais réclamé.
3. Cersei Lannister

Lorsque son armure se fend, au cours d’une cinquième saison qui ne l’épargne pas, Cersei Lannister laisse entrevoir les innombrables souffrances qui l’ont conduite à être la mère impitoyable et rusée qu’elle est. Un revirement puissant mais pas si surprenant pour Game of Thrones, habitué à nuancer au maximum ses protagonistes, dont ceux vendus préalablement comme de purs psychopathes. Son personnage est peut-être l’exemple ultime de ce jeu sournois de nuances, lequel combine le combat permanent d’une femme pour exister dans un monde d’hommes et ses actes d’une perversité extrême, qui lui font accéder au trône peu de temps après avoir tout perdu. Une reine ayant appris les règles du « jeu des trônes » de la plus difficile des façons, et qui en aura usé de la plus radicale.
2. Tyrion Lannister

Sans doute l’homme le plus malin du royaume – ou du moins celui qui y manie le mieux les mots –, Tyrion Lannister se distingue par l’usage de son intelligence, non pas mise à profit pour ses intérêts personnels mais pour maintenir l’ordre et couvrir une famille qui l’a toujours rejeté. Par sa simple réflexion, et sa curiosité mordante, il se tient plus haut que la (très) grande majorité des autres protagonistes de Game of Thrones et génère certains de ses rebondissements les plus cultes. La quatrième saison n’est pas la meilleure pour rien : elle s’articule autour de son procès, alors qu’il est accusé à tort d’avoir empoisonner son neveu le roi. Tyrion en profite pour déclamer sa haine pour les gens de cette contrée, pour l’injustice aussi, et Peter Dinklage offre la performance de sa vie.
1. Jaime Lannister

Surpris en plein ébat avec sa sœur jumelle Cersei (pour laquelle il exprime un amour inconditionnel) par un tout jeune Bran Stark, Jaime Lannister pousse le garçon du haut d’une tour pour que le secret ne s’ébruite. Un acte d’une cruauté sans pareille qui supposait que la voie du célèbre régicide était toute tracée. Il ne s’agissait en définitive que de l’élément déclencheur d’une longue, épuisante et saisissante progression qui lui fit recouvrer son humanité, non sans l’écorcher (voire l’humilier) sauvagement. Sa passion interdite pour sa sœur, son lien avec son petit frère, la perte de sa main, la mort de ses enfants, sa rencontre avec Brienne puis Bronn font taire sa vantardise, font tomber sa belle gueule, le font chavirer d’un camp à l’autre. Sa rédemption au fil des huit saisons est tout simplement le meilleur et le plus impressionnant des développements mis en scène dans la série.
