Batman v Superman : L’Aube de la justice, le choc des titans [DOSSIER]

Dans Batman v Superman, Zack Snyder fait s’affronter les plus grands héros de l’univers DC en les renvoyant à leur statut de dieux. Retour sur l’écriture d’un blockbuster mythologique et politique.
À une heure où les studios redoublaient d’efforts pour produire le nouvel univers connecté à la mode, Warner Bros confia à Zack Snyder l’une de ses missions les plus ambitieuses : concevoir, à travers une réunion inédite de super-héros, le socle d’une mythologie cinématographique à la hauteur de ses modèles concurrents – la maison Marvel, principalement. Le réalisateur se saisit de cette occasion pour creuser une vieille obsession, à savoir élever la figure du surhumain au rang de divinité moderne, en plus d’orchestrer un affrontement métaphorique, philosophique et politique, loin de se limiter à la force physique des deux champions invoqués.
Des sources littéraires aux traumatismes géopolitiques, de sa structure narrative foisonnante à sa symbolique appuyée : Batman v Superman : L’Aube de la justice demeure une anomalie fascinante, à la fois condensé de culture pop et essai visuel sur la chute des idoles. Raison de plus pour y replonger.
Histoire passées

Avant même de poser l’œil sur Gotham et Metropolis, Zack Snyder portait déjà dans sa besace quelques pavés d’envergure. Une relecture déchaînée de Dawn of the Dead, une adaptation littérale du 300 de Frank Miller, un Watchmen que d’aucuns jugeaient infilmable : le cinéaste s’est construit à l’ombre des œuvres d’autrui, à l’intersection du culte graphique et du cinéma d’auteur sous stéroïdes. Avec Batman v Superman, pourtant, la donne change. Il ne s’agit plus d’extraire une histoire d’un arc narratif clos, ni de traduire en plans une bande dessinée à la notoriété inattaquable. Il faut composer avec un demi-siècle de continuité éditoriale, des films, des séries, des jeux vidéo, des symboles pop répétés jusqu’à l’usure – et en faire un monument, autonome et fédérateur, susceptible de relancer tout un pan de l’imaginaire DC. À cette exigence industrielle, Snyder répond par un double pari : concevoir un blockbuster capable de satisfaire aux impératifs du studio, et poser, en surimpression, les jalons d’une œuvre d’auteur – lyrique, viscérale, pétrie d’obsessions esthétiques et de démesure réflexive.
Ce n’est donc pas un simple crossover qu’il orchestre, mais un geste fondateur : celui d’une mythologie moderne en images de synthèse, où l’héroïsme s’écrit en corps sculptés, en pleurs étouffés et en silences chargés de doute. Plus qu’un conte de super-héros, Batman v Superman est une fable de la représentation, un essai visuel sur la manière de filmer la puissance, la chute et la rédemption. Le cinéaste ne se contente pas d’accueillir sous son toit deux icônes antagonistes : il les reforge, les recadre, les plie à sa grammaire. Dans ce combat annoncé entre le fils de Krypton et le justicier de Gotham, il voit l’opportunité de confronter deux légendes, mais aussi deux figures de cinéma – et, derrière elles, deux esthétiques de la foi. Le tout avec pour ambition de mettre à jour une nouvelle image du surhomme : plus politique, plus torturée, plus tragique.

Au sortir de Man of Steel, prélude focalisé sur l’arrivée sur Terre d’un Superman joué par Henry Cavill, l’homme d’acier voit sa silhouette redéfinie. D’un furieux coup de vision-laser, Zack Snyder refoule les portraits lissés de Christopher Reeve et Brandon Routh, décalques idéalistes et communs de Kal-El. Pour sculpter ce Superman d’une nouvelle décennie, le réalisateur et les scénaristes David S. Goyer et Chris Terrio passent à la loupe le comic book Superman : The Man of Steel, Birthright et le tout neuf Earth One. Outre l’évidence du nom, ce sont les origines du surhomme qui sont extraites des cases – Superman est le seul survivant de sa planète natale, à l’écologie ruinée et privée de naissance naturelle – ainsi que sa faillibilité. Cette dernière, mise en exergue dans l’interprétation de Cavill, surligne le parti pris de mentionner Clark Kent et non son alter ego comme le personnage premier de cette histoire. Le scénario de L’Aube de la justice s’imprègne aussi du classique The Death of Superman, récit culte de l’écurie DC reflétant l’abnégation du super-héros et sa fin, symbole ultime de sa supposée faiblesse. Le film projette également des visions éparses et prometteuses, venues troubler le sommeil de Bruce « Batman » Wayne pour des raisons mystérieuses et rappelant le jeu vidéo Injustice, qui voit le fils de Krypton devenir un tyran dans une réalité dystopique alternative.
De l’autre côté du ring, le milliardaire qui adore se travestir la nuit compte davantage sur l’héritage de ses prédécesseurs que sur une réinvention totale. Le rôle a vu passer bon nombre d’interprètes en cinquante ans d’exploitation au cinéma, tous épousant sa droiture, la noblesse de son combat, son honneur invariable, et ce en toute circonstance – y compris dans les délirants Batman Forever et Batman et Robin. Les travaux de Christopher Nolan à ce sujet, derniers en date à cette époque, servirent de piqûre de rappel auprès du grand public quant à la grandeur d’âme du chevalier noir et son sens imperturbable du bien. Le nez sur The Dark Knight Returns, Zack Snyder croque Batman en héros vieillissant, harassé par sa quête de justice, aux méthodes expéditives et fascistes remises en cause et faisant face à son (futur) camarade de la Ligue des Justiciers. Mais contrairement à ce dernier, la chauve-souris se nourrit symboliquement des interprétations précédentes, comme si celle de Batman v Superman en était le prolongement logique, rincé par toutes ces soirées sous le costume, devenu nihiliste à force de se frotter au crime. Alors, si la proposition bougonne de Ben Affleck sonne de prime abord comme inédite, le personnage n’étant jamais apparu si désespéré et colérique que dans cette itération, ce dernier assume malgré tout l’héritage des anciennes incarnations, de Michael Keaton à Christian Bale, ceux-ci léguant métaphoriquement à leur successeur douleur et tourments. Sa position tragique scelle d’ailleurs le duel idéologique avec le kryptonien.
Héros politiques, lutte idéologique

Chaos de fer et poussière, contrechamp au combat dantesque qui clôturait Man of Steel, l’ouverture de Batman v Superman rejoue les événements du 11 septembre 2001 à Metropolis. Au cœur de cette apocalypse urbaine capturée caméra à l’épaule, née des échanges de frappes surpuissantes entre Superman et le Général Zod, Bruce Wayne se fraie un chemin dans l’espoir de secourir ceux qui peuvent encore l’être, au gré des immeubles qui s’effondrent et des cris de la population, jusqu’à être avalé (littéralement à l’image) par un brouillard de cendres. Le voilà ramené, témoin du carnage, à sa condition d’impuissant. « Un sentiment qui rend les hommes bons cruels », expose plus tard Alfred, son fidèle majordome. Plaqué au sol, au propre comme au figuré, depuis les rues ravagées et les décombres d’une tour portant son nom où gisent ses employés, Wayne lève les yeux et devine cette menace venue d’ailleurs. Un alien inconnu et invincible que rien ni personne ne peut contrôler. Un second choc traumatique après la perte de ses parents. Comme l’orphelin qui se jurait de lutter contre les voyous qui ont fait basculer sa vie (un acte que Zack Snyder remet en scène pour l’occasion et accentuer le parallèle), le chevalier noir se fait la promesse d’annihiler ce danger sans précédent qu’il n’avait su anticiper. Sa guerre préventive commence.
Batman, qui n’est déjà plus le flamboyant et fantasmé veilleur de Gotham – la mise en scène exhibe son corps parsemé de cicatrices et sa gueule bourrue –, ressort de cet épisode catastrophique encore plus perturbé. La bataille de Metropolis altère sa conscience en profondeur, le pousse à rationaliser sa morale et le fait basculer dans une campagne extrémiste, au seuil d’une ère nouvelle où débarquent des extraterrestres dévastateurs, impliquant un degré de terreur que nul n’aurait pu concevoir. Dans cette relecture des attentats du 11 septembre, Bruce Wayne endosse le rôle d’une Amérique militairement radicalisée, prêchant la sécurité au détriment des libertés, justifiant ses actions punitives et immodérées par l’urgence de sa mission et ne cherchant plus à comprendre son ennemi. L’existence d’une menace qui puisse détruire sa planète en claquant des doigts se mue en obsession, l’effondrement des locaux de son entreprise est vécue comme une humiliation, et Wayne s’assume comme un pur héritier du gouvernement Bush dans l’après-11 septembre.

À Gotham, le chevalier noir assoit son règne par la terreur. Un diktat qui laboure davantage la brèche entre lui et Superman. Tandis que le premier ne jure que par la justice, désireux de punir les criminels qu’il pourchasse, le second se pose en sauveur, tirant la population des pires situations sans capturer ceux qui en sont responsables. L’un agit tel un bourreau, une main vengeresse, l’autre en tant que guide, tel un ange gardien. Au cours de Batman v Superman, Clark Kent ressasse les discours de son père adoptif (un leitmotiv de son voyage intérieur) qui estimait sa venue sur Terre comme un grand bouleversement pour le monde, et mieux : une occasion de le réparer. Le paternel Kent maintient que son fils adoptif doit être un phare pour l’humanité et, par extension, qu’il ne peut laisser un homme s’éloigner du bien et mener ses besognes barbares en toute impunité, quand bien même celles-ci seraient motivées par une quête compréhensible, voire nécessaire, de justice. Batman est perçu comme un cancer pour la société que tente de faire prospérer ce Superman depuis son arrivée (ce que son enquête journalistique confirme en amont) et les deux protagonistes du titre se retrouvent dans une impasse idéologique et philosophique qui, à défaut de discussion et au vu de leur caractère respectif, ne peut déboucher que sur une altercation physique. Le choc des titans.
S’il pioche allégrement chez Frank Miller et son fulgurant Dark Knight Returns, Zack Snyder renverse la tendance et fait ici de Superman le paria des médias et du gouvernement (il en était un agent dans le comic book). Les fusils de l’armée, braquées sur lui dans Man of Steel, sont relayés par d’autres armes, non moins modernes et violentes : les caméras et micros de la presse, jusqu’aux interrogatoires du Congrès. Dans ce monde contemporain, il doit rendre des comptes et se soumettre auprès d’autorités tourmentées et réactionnaires, pour qui le contrôle est une absolue nécessité. Ses actions se doivent d’être justifiées et ce sont justement ses décisions personnelles (sauver Lois Lane lors d’une opération en Afrique et compromettre une opération de la CIA, par exemple) qui en font un danger aux yeux du gouvernement. Le metteur en scène alimente, dans la lignée du commentaire politique, l’image de médias distordant la perception du public, capable de convaincre les plus déterminés (la haine de Bruce Wayne, pourtant génie tactique, est alimentée par la représentation médiatique de l’homme d’acier), accablant un immigré bienveillant parce qu’il plaisait à un menteur puissant (un Lex Luthor juvénile). « C’est un mensonge vieux comme l’Amérique, l’idée que le pouvoir puisse être innocent ».
Dieu et l’homme

Superman croule sous le poids du symbole christique. Enfant venu des cieux et doté de dons mis au service des populations, célébré autant que craint, « l’homme de demain » est ici un Jésus Christ vêtu des couleurs de l’Amérique. Si Man of Steel entamait la discussion du parallèle messianique, Batman v Superman l’embrasse sans concession et questionne frontalement le positionnement du personnage : qui de Clark Kent ou son alter ego doit perdurer ? Qui de l’homme ou de Dieu doit prendre le pas ? Des statues sont érigées en son nom, mais il n’est qu’un gosse du Kansas essayant de faire le bien, et ses interventions épiques le placent autant en bienfaiteur providentiel qu’en meurtrier omnipotent. Dans cette mouture, à la différence des précédentes qui le projetaient irrémédiablement en être supérieur et effaçaient ses attributs humains (le doute notamment), Kal-El a le choix : être ou ne pas être Superman. La question de son identité l’occupe au point de prendre toute la place dans son intrigue personnelle et se matérialiser au cours d’une scène de discussion fantasmée avec son défunt père, scellant son destin. Clark finit là par accepter son rôle de divinité et de sauveur de l’humanité, signant au passage son sacrifice pour celle-ci lorsqu’il affronte Doomsday. Un choix à résonance christique (encore), rappelant le Messie et sa conscience de la mort et l’annonçant à ses fidèles apôtres (que sont ici Batman et Wonder Woman).
Batman, lui, ne se pose plus la question de son humanité. Il s’est affranchi des hommes. Il n’a plus foi en eux et, de surcroît, n’a plus foi en Dieu. Ce Batman est un non-croyant (au sens nietzschéen) qui, non content de tuer Dieu métaphoriquement, s’apprête à le faire physiquement. Loin de ses premières virées nocturnes sous le masque, il est maintenant un héros usé, disloqué par le temps, assailli par des cauchemars cryptiques qui confortent ses craintes et dont le costume évoque bien plus les blessures que l’espoir d’un Gotham apaisé. Ravagé par ses années de service, Bruce Wayne a délaissé son humanité et muté en monstre cruel, une masse obscure filmé tel un démon du cinéma d’épouvante, qui joue les juges et bourreaux. L’approche snyderienne du genre super-héroïque, dressant un pont thématique de la cape aux chimères de l’Antiquité, pousse à considérer la chauve-souris comme une bête fabuleuse, effrayante et infernale. Une créature maudite à qui il incombe, selon sa morale égotique, de commettre un déicide. Pour ce faire, il étudie son adversaire, peaufine ses stratégies et son corps qu’il recouvre d’une armure spéciale (l’expression du centurion est totale), puis élabore l’arme adéquate. Une lance, celle qui doit tuer le sauveur. Celle qui permettra à l’homme de pourfendre Dieu. Une réplique presque exacte de la Lance de Longinus, ou « Sainte Lance », qui aurait servi à transpercer le Christ attaché à la croix.

Quand l’un irradie le monde de ses miracles, l’autre se fond dans la nuit et terrorise ses victimes. Chaque étape du scénario présage une confrontation inéluctable, jusqu’à ce que le récit de David S. Goyer et Chris Terrio reconnaisse un itinéraire existentiel commun à ces champions modernes, un maillon liant le guide lumineux et la bête féroce, conjuguant les ténèbres et les cieux : l’humanité. Après des mois d’avertissements, de scènes interposées et une bagarre musclée, Superman saigne. Dépourvu de ses dons grâce au génie tactique de son adversaire, il implore que l’on sauve sa mère avant d’être exécuté. La vulnérabilité soudaine et insoupçonnée de l’homme d’acier entrave le geste de Batman, qui reconnaît là son semblable en dépit de ses origines extraterrestres, lui qui ne l’avait jamais considéré autrement que comme une entité suprême, un outil de destruction massive et non un individu avec un nom ordinaire, une femme pleurant son sort (Loïs Lane s’est jointe aux festivités) et une mère à protéger. Le choc psychologique, synonyme d’épiphanie, fait renouer Bruce Wayne avec ses origines et sa propre humanité. Dans cette configuration, il est le criminel qui tient l’arme, il est celui qui s’apprête à prendre une vie comme l’on a pris celle de sa mère, il y a bien des années. Il renonce alors au sadisme du meurtre, quitte sa caverne allégorique pour devenir, une fois encore, un héros. La solution, c’est d’être humain.
Par le biais de cette bataille légendaire, bien plus spirituelle et symbolique qu’un simple échange de coups, la caméra de Zack Snyder passe au crible les notions de divinité, de monstruosité et d’humanité. Trois dimensions mises en contradiction, puis connectées en un chemin dramaturgique unique, mais surtout étudiée par le prisme d’un monde cynique, méfiant et ultra-politisé. Un monde d’actualité, donc. C’est dans ce cadre qu’évoluent les personnages de Batman v Superman, et pas uniquement ceux du titre. Ils sont ici traités selon les spécificités de DC Comics : des déités, parfois déchus, débarquées à une ère moderne et contraintes de s’y prêter.
La fin des temps

Si les protagonistes de Batman v Superman font figure d’anomalie dans la diégèse, de beaux monstres aux destins croisés, le blockbuster lui-même constitue une singularité au sein du paysage hollywoodien, et plus précisément sur le terrain des adaptations de comics. Huit ans après Iron Man, quatre ans après le raz-de-marée Avengers – qui forgea pour de bon les dix commandements du Marvel Cinematic Universe –, le succès du film de super-héros tenait en une recette : un cynisme à toute épreuve, des couleurs pétillantes, de l’humour en chaque réplique et de l’action toujours plus écervelée. Présenté en un gros bloc de trois heures (pour sa version longue, la vraie) à l’imagerie contrastée, assumant sa portée symbolique et philosophique via un ton résolument sérieux, croquant des protagonistes désenchantés, ancré dans une mouvance politique et contemporaine, le projet de Zack Snyder se plaça en contradiction complète avec les formulations marveliennes.
Ni timbré comme Deadpool, ni irrévérencieux comme Les Gardiens de la Galaxie, encore moins dérisoire comme Ant-Man, L’aube la justice forme une alternative aux grosses commandes de la concurrence, si ce n’est un espoir de voir les héros de bandes dessinées traités comme ce qu’ils sont, des icônes. La proposition de Snyder répondait au fantasme de voir les univers de Batman et Superman porté à l’écran dans toute leur grandeur, et non les dilapider sarcastiquement en changeant ses légendes en clowns ambulants, ou pire, en panneaux publicitaires pour parcs d’attraction. Le réalisateur est conscient du contexte de production dans lequel s’insert son opus, il en fait un décor pour inspecter ses personnages. Le public est septique quand il devient sérieux. Tout est contrôle et clarification. Comment peuvent œuvrer un dieu tout-puissant et un playboy déguisé en animal dans ces conditions ? Le personnage de Lex Luthor, homme d’affaires obsédé par le pouvoir et désireux de posséder l’arme ultime (pour mieux la chasser de l’équation et s’assurer une place au sommet) est un échantillon parlant quant à la conscience politique et critique du travail de Zack Snyder.
Considéré comme un échec public par ses producteurs, Batman v Superman fut le dernier blockbuster réel de l’ère Snyder, avant que Warner Bros ne prenne les devants et sabotent les films suivants. L’échec de Suicide Squad, quelques mois plus tard, porta le coup de grâce à la franchise. Censé dépeindre les activités criminelles d’une bande de vilains, le long-métrage de David Ayer (qui ne s’en est jamais relevé) fut vidé de sa noirceur pour n’être qu’une resucée pénible des Gardiens de la Galaxie. La suite du catalogue DC fut présentée sous le même jour, avec la même légèreté et approche anti-dramatique. Rescapée miraculeuse, la « Snyder Cut » de Justice League – un autre de ces projets qui furent salement triturés – conclue l’initiative snyderienne, cinq ans après la réunion de la chauve-souris et de l’homme d’acier. L’occasion pour le cinéaste de clore une tentative louable, ambitieuse et audacieuse au pays des capes.
